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Réalité et Idéal ft. Alecto Spectrel

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Altaïr Spectrel
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Dim 25 Sep - 1:50

Réalité & Idéal



Alecto & Altaïr
Son client n'avait pas été facile à défendre. Le pauvre homme était blanc comme un linge, et il ne comprenait pas trop ce qu'il foutait là. Comme les trois quarts des gens à qui il rendais visite. La plupart du temps, ils étaient prostrés dans leur cellule sombre, à attendre un bourreau bien plus vieux et une moins belle gueule qu'Altaïr. Et le jeune homme les rassurait, leur parlait d'un idéal et d'un monde qu'il aimerait faire progresser, vaincre. Il n'y arriverait pas sans l'appui du peuple. Et très vite, il défendait ces pauvres gens qui n'avaient pas le courage de remuer le petit doigt en face du juge implacable qu'était Alecto, l'incarnation de Reshiram. Grande, fière, droite, elle le dominait de sa position et de son orgueil. Mais il ne se laissait pas faire, pas abattre, toute son enfance on lui avait appris à se sentir supérieur aux autres, et à le faire savoir d'un regard autoritaire. Mais souvent, dans ces plaidories incessantes dans lesquelles il se lançait, il croisait le regard d'Alecto, et il se déstabilisait. Elle avait les yeux aussi clairs que ceux de sa mère, cette prestance et ces cheveux couleur rouilles, elle lui ressemblait beaucoup. Tout comme on lui avait souvent répété qu'il avait tout pris de son père. Sa spontanéité, qui le poussait encore et encore à toujours aller plus loin pour des types, hommes, femmes et enfants qu'il n'avait jamais vu, qu'il ne connaissait ni de Palkia ni de Dialga, mais qu'il se sentait obligé de prendre sous ses ailes, inlassablement, comme s'il se constituait sa petite armée face à cette réalité trop froide et cruelle qu'était Mirobscur. Cette fois-ci, il s'agissait d'un jeune adulte, à peine ton âge sans doute, qui avait éclaté en sanglot en le voyant arriver, de peur qu'il ne l'achève là. Et même s'il faisait partie des légendaires, du coeur de la secte et qu'il adhérait à toutes ces idées, il était bien l'un des seuls à tenter d'adoucir le quotidien des gens, de ce peuple qui ne voulait qu'un peu de caresses et de paillettes pour se laisser malaxer, se creuser dans le moule qu'il voulait. Oui, grâce à son pouvoir et son rang, il les mènerait où il voudrait, quand il voudrait. Mais pour cela, il lui manquait une pièce importante du puzzle, celle devant qui il se confrontait tant de fois, essayait vainement d'adoucir et de convaincre. A chaque fois, ses clients écopaient d'une peine, oh certes à peine plus douce que celle pensée et prévue initialement, et c'était déjà ça, mais au mieux, ils récoltaient d'une amende, au pire... Tu n'avait jamais assisté à ça, faute de temps de loisir. Tuer un homme n'était pas ce qui le dérangeait, il y avait été préparé. Il avait clamé qu'il était un imposteur, il lui avait déclaré ça en face, dans les yeux, avant de lui enfoncer son poignard dans le cœur. propre, net, même s'il n'avait pas savouré l'étincelle de vie et d'espoir qui s'éteignait dans ses yeux. Et puis il s'était dressé, sûr de lui, il était Zekrom, le nouvel Idéal. Alors on n'avait pas (trop) bronché et filé cette place, face à la vérité, la réalité qui lui manquait. Il n'avait pas trop écouté la sentence qu'elle avait appliqué, juste offert un dernier regard à ce torturé qu'il n'avait pas su emmener derrière lui, se faire traîner pour quelques années au cachot. Il épousseta alors machinalement son costume impeccable, un de plus dans sa garde robe. Altaïr faisait toujours attention à son apparence, au moins ses cheveux étaient plus ordonnés que ceux de son père. Et ses papiers sous le bras, il quitta le tribunal après quelques signes de tête à des hautes instances, et voilà qu'il tombe sur Reshiram. Il se stoppa un instant, troublé, ses yeux sombres plantés sur les siens elle n'allait pas le louper, elle allait sans doute s'approcher, et pour une fois, lui qui était si rêveur par rapport à elle, savait une vérité et une réalité qu'elle n'avait pas. Ça le fit sourire, alors que sa chère soeur s'approchait. C'était pour elle qu'il était là, pour qu'elle le rejoigne dans sa quête d'Idéal. « Bonjour, Alecto. » Il l'avait reconnue à peine était-il arrivé ici. Elle ressemblait trop à sa mère. Mais il ne lui avait encore rien dit, rien avoué, et peut-être le moment était-il venu...



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Alecto Spectrel
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Dim 25 Sep - 2:51

Idéal & Réalité




les Spectrel's
Tu ignorais si tu aimais véritablement ce travail, toujours était-il que tu excellais. C'est ce qu'on avait fait de toi, ta seule destinée, ton seul projet de vie, un fil conducteur rassurant auquel tu pensais te raccrocher, alors qu'en réalité c'était lui qui t'étranglait doucement, discrètement. Tu n'assistais pas à toutes les procédures, tous les interrogatoires, tous les procès, toutes les audiences. C'était fatiguant, ça prenait du temps et tu n'avais pas que cela à faire, mais depuis l'arrivé du nouveau Zerkrom, il fallait avouer que tu étais intriguée. Alors tu venais. Et tu excellais un peu plus, comme pour asseoir ton impitoyable autorité, ton implacable vérité. La réalité pouvait être dure, Alecto et tu l'incarnais à la perfection. L'homme dont il était question à cette heure n'était pas un grand malfrat, ce n'était même pas un rebelle, auquel cas il n'y aurait eu qu'un procès expéditif suivit d'une incarcération qui n'aurait pas duré une semaine, et d'une exécution. Non, l'homme en question était sorti après le couvre-feu. Une affaire comme il y en avait des dizaines, des centaines, pas une affaire intéressante en soi, mais toi tu venais pour le spectacle. Pour la plaidoirie du quasi inconnu qui devait avoir ton âge. Tu ne t'étais pas renseigné sur lui, tu aurais dû, tu étais curieuse après tout, et tu avais les moyens technologiques pour le faire, mais tu ne l'avais pas fait. Parce que c'était trop facile, parce que tu voulais tout apprendre par toi même, sans doute. Tu n'aurais su dire. Peut-être que tout au fond de toi, tu avais peur de ce que tu pourrais découvrir, alors tu restais sagement à ta place et tu t'efforçais de ne pas trop l'approcher, de ne jamais te retrouver directement confrontée hors public. Du public, dans les couloirs il n'y en avait plus vraiment. On te salua, des gens dont tu connaissais le visage mais pas le nom, ni le rang, des Dragons surtout. Tu rendis chaque salut, poliment, avant de t'éloigner sur les dalles dures du tribunal, sauf que... Il était là. Comme s'il était toujours là, comme s'il avait attendu. Tu ne pouvais pas croire au malheureux concours de circonstance, tu n'étais pas si naïve, ce n'est pas ainsi que fonctionne la réalité. « Bonjour, Alecto. » Il lança, comme pour creuser une discussion, un lien. Tu n'y étais pas préparée et d'une certaine façon il te fit perdre tes moyens. C'était idiot à dire, toi, si charismatique, si dure, si sensée devant la cour, à présent tu baissais légèrement les yeux, fixait le cuir brillant de tes chaussures.

Tu tournas les talons, t'apprêtant à sortir, suivie de près par Baal qui jeta un regard un peu étrange à Zekrom, tout de même, et tu fis quelques pas dans le couloir. Mais ce n'était pas poli. Ce n'était pas ce qu'on t'avait apprit, même si tu n'avais envie que d'une chose, c'était de le fuir comme la peste, tu ne devais pas le faire. Tu ne devais pas céder. Comment pourrait-il être déstabilisé ensuite, s'il te voyait prendre la poudre d'escampette de la sorte ? Tu t'éclaircis la voix brièvement avant de lancer, d'un ton tranchant, cherchant à tout prix à garder la tête haute. « Qu'est-ce que tu veux, Zekrom ? » Tu ne prenais même pas la peine de le nommer par son prénom, mais plus par l'étiquette, comme pour instaurer un peu plus de distance. Qu'est-ce qu'il voulait, oui ? Que tu le félicites d'avoir gratté quelques travaux d'intérêt généraux en moins ? Quelques jours de détentions ? Que tu le félicites d'avoir ému les jurés ? Il devait commencer à te connaître, ce n'était pas vraiment ton genre, non, toi tu rentrais dans tes appartements dès que tu le pouvais. Toi, adoptée par ce groupe avec lequel tu passais si peu de temps, ces gens qui devenaient de parfaits inconnus... Qu'attendait-il de toi, enfin ? Finalement, tu lui jetas un regard interrogateur, plantée là dans le couloir, à quelques mètres à peine, le souffle un peu court mais il n'aurait pu le deviner à cette distance. Et pourquoi te sentais-tu si étrange, en sa présence ?


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Altaïr Spectrel
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Dim 25 Sep - 18:19

Réalité & Idéal



Alecto & Altaïr
Elle l'évitait, il le sentait bien. Elle ne voulait pas se retrouver face à son ennemi, son opposé, elle était son exact miroir, aussi bien mentalement que... physiquement ? Elle ne lui ressemblait pas tant que ça, au fond, ils avaient chacun récupéré de papa ou maman, mais... Quelque chose clochait. A l'observer de plus près, à sa hauteur, à son niveau, après tout, Zekrom n'était pas plus fort que Reshiram, et Reshiram ne battait pas Zekrom. Et pourtant, en terme de pouvoir, elle avait bien plus de pouvoir, d'influence que lui. La preuve, elle avait foutu ce pauvre gars en prison probablement pour le reste de sa vie, et il ne comprenait pas. Pourquoi interdire la moindre liberté, à tous ces gens ? Pourquoi ne pas leur faire accepter la secte, la parole d'Arceus de manière subtile, plus simple, du lavage de cerveau, de douces paroles suffiraient, mais non, il fallait passer par la force et la crainte. « Pourquoi est-ce que tu fais ça ? Enfermer tous ces pauvres gens ? Il n'avait rien fait pour mériter cette peine. » Oh, en fait non, il n'était pas prêt de lui parler de leur lien. Pour une très bonne raison, il ne s'en sentait pas frère. Il n'avait pas vécu avec elle, joué avec elle, appris avec elle, et à cet instant, il se demandait ce qui avait poussé leurs parents à les séparer. L'incapacité de les élever tous deux ? La volonté de leur donner des destins différents, opposés ? Ils n'avaient rien dit quand il avait annoncé qu'il partait, quand il avait appris pour Alecto. Ils devaient se douter, ils le voyaient là, au tribunal tous les jours, sous les caméras, essayer de rendre le monde meilleur face à elle. Et il ne comprenait plus ce monde, il voulait passer un grand coup de peinture blanche dessus, et le redessiner à sa manière. « Pourquoi est-ce que tu brises leurs rêves ? » Il lui disait "tu", mais il n'était pas si familier. Elle était encore une ennemie, celle qui menaçait de briser son Idéal. Mais elle l'attirait, l'intriguait. Il l'observait tellement, qu'il en avait oublié la présence d'Antarès auprès de lui, qui venait se frotter à sa main, et machinalement ses doigts épousèrent la fourrure bleu et noire de sa Luxray. Il baissa les yeux vers elle, elle ronronnait et s'imposait, sans doute jalouse qu'il bouffe autant des yeux cette damoiselle qui elle, était flanquée de son Arcanin. Feu, électrique. Chat, chien. Il pinça les lèvres. Il était troublé, elle aussi sans doute, mais elle voulait rester distante. Pourquoi existaient-ils, par Arceus ?



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Alecto Spectrel
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Dim 25 Sep - 18:50

Idéal & Réalité




les Spectrel's
« Non. J'adoucis leur quotidien. Un jour, ce que je leur promet existera. » Tu as envie de hurler, de te débattre, de te défendre. Bien sûr que non, ça n'existera pas. Il a vécu dans une grotte, ou quoi ?! Tu es dans le groupe depuis toujours, depuis que tu es née, tu le connais par coeur. Non, jamais ça n'arrivera, et simplement parce que tu ne laisseras jamais cela arriver. Parce que tu ne t'adouciras jamais. Et il attrape tes doigts, tu veux t'enfuir, tu veux juste qu'il te laisse en paix, que ta vie redevienne ce qu'elle était, tu le veux vraiment. Mais tu te figes. Tu restes là, arrêtée, terrifiée, tétanisée par le frisson d'angoisse et d'inconnu qui grimpe le long de ta colonne, rampe dans ta moelle épinière. Oh Alecto, mais à quoi il joue ? « Mais j'ai besoin de toi pour ça. J'ai besoin de te comprendre. » Non, non. « Non. » Tu souffles, presque aussitôt, le repoussant ramenant tes doigts contre ta poitrine, le souffle un peu court, le corps tremblant. C'est ridicule, d'être aussi excessive dans tes réactions, tu le sais bien, mais c'est plus fort que toi, et dans ton geste brusque, Baal feule légèrement, ramenant sa tête contre toi, comme pour s'interposer. « Tu ne veux pas me comprendre, juste me manipuler. » Tu es méfiante, plus méfiante que tu ne devrais l'être, sans doute. Après tous, vous avez le même âge, vous bossez ensemble, vous vous voyez tous les jours, pourquoi se rendre la vie aussi imbuvable, Alecto ? Lui il veut sans doute juste faire ami-ami. Mais toi non. Toi tu ne peux pas. Parce qu'il y a quelque chose de pas clair, avec lui. Une impression étrange, de déjà-vu, incompréhensible.  « Je ne te laisserai pas faire, ce monde dont tu parles n'existera jamais. » Tu murmures, légèrement recroquevillée sur toi-même, blottie contre ton grand Arcanin. Tu sembles minuscule tout à coup, tu sembles si fragile, mais non. Non tu n'es pas fragile. « Je ne suis pas si naïve, Altaïr. » Tu articules avec soin son prénom, comme s'il était douloureux à prononcer, pour toi, tout aussi douloureux qu'il l'est à entendre, même si tu ne sais pas pourquoi et que tu ne veux définitivement pas savoir, par Arceus ! Et finalement, ton regard se fait plus dur, avec lui, pas question de laisser tomber tes murs, laisser tomber tes défenses. Tu sais comment fonctionnent les gens ici, peut-être qu'il essaye juste de t'éliminer pour faire monter quelqu'un sur le trône, à ses côtés, une nouvelle Reshiram, une qui serait plus légitime que le rôle dans lequel on t'a forgée ? Tu ne crois pas non. Mais peut-être que lui, oui. « Il n'y a que toi pour croire à tes propres mensonges. » Tu susurres, enfin. C'est cruel, pour quelqu'un comme lui. Tu en as parfaitement conscience et pourtant, les mots s'échappent de ta bouche, plus acides que le poison. Tu regretteras, peut-être. Un jour.


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Altaïr Spectrel
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Lun 26 Sep - 0:52

Réalité & Idéal



Alecto & Altaïr
Elle pouvait deviner sans mal combien il était perturbé, troublé. Il s'excusait en se disant qu'elle ressemblait à sa mère, celle qui l'avait éduqué, élevé à ce rang équivalent à celui de sa sœur. Est-ce que tout ceci était le fruit du destin, de la volonté de leurs parents ? Il n'en savait rien, et il avait besoin d'avoir les réponses, pour bâtir son monde sur de solides bases. Oh, elles étaient déjà là, mais il pouvait les renforcer. Et pour ça, il devait les éprouver face à elle. Reshiram, la réalité, il lui avait souvent dit qu'il en manquait, il n'y pouvait rien. Sans doute ce qu'il essayait de lui dire, de lui montrer, par message subliminal qu'elle ne semblait pas comprendre. Après tout, ils ne pouvaient pas se comprendre, ils étaient opposés, il devait l'accepter. Sauf que dans son monde, il voulait que ce soit différent. Il voulait que ce soit imbriqué. « Il faut quelqu'un pour leur rappeler à quoi ressemble le monde, sa dure réalité. » La leur rappeler ? Quand ils la subissaient tous les jours ? Il lui offrit un regard étonné, interrogateur. Tout cela lui semblait clairement méchant et gratuit. Est-ce que c'était vraiment ça, la Réalité ? Les faire souffrir pour la moindre chose ? Ce n'était pas ce qu'il voulait. Et ça le perturbait, toujours plus. Il devait se l'avouer, c'était elle. Elle avait une aura, une présence étrange, inquisitrice. Néanmoins il s'en décrocha un peu, pour rappeler à Antarès qu'il était bien à elle, qu'il ne l'oubliait pas, alors que cette dernière jetait un regard supérieur au toutou de feu qui venait aussi se faire câliner chez sa maîtresse.  « D'où tu sors, toi ? Qu'est-ce que tu pensais en venant ici ? » qu'elle lui jette finalement au visage, comme si c'était la première fois qu'elle le voyait, le découvrait, et loin de s'écraser, malgré sa surprise, il relève le menton, lui offre son regard le plus déterminé.  « Je suis là pour changer le monde. » Et il y arriverait. Il saurait creuser les défenses de l’implacable vérité qu'elle était, il adoucirait le sort de ces malheureux, de ce peuple qui sera bientôt à ses genoux, à le vénérer pour le monde facile qu'il leur offrira. Sauf qu'encore une fois, il savait qu'il ne pouvait pas faire ça sans elle. Oh, il aurait pu lui dire, il lui aurait suffi de rouvrir la bouche, mais elle poursuit, elle le griffe de ses mots, de ses croyances. « Les rêves sont les rêves, il faut savoir se réveiller. » Oh, il était parfaitement réveillé, ou alors il était dans le coma depuis sa naissance. Mais non, la douce fourrure d'Antarès, il la sent bien sous ses doigts, mais pour le coup, cette répartie a pour effet de lui clouer le bec quelques minutes. Il avait foule de chose à dire, il savait parler, manipuler, appuyer là où il fallait, dénouer les nœuds obscurs, et il le faisait tous les jours en face d'elle, et puis là... Plus rien. Il déglutit, paniquait légèrement. Et elle approche, il fait de son mieux pour lui offrir un regard neutre. Elle était trop proche. Elle n'agissait pas comme sa sœur non, il la voyait comme une inconnue qui presse son doigt contre sa poitrine, accusatrice. « C'est toi. C'est toi qui les persuade qu'ils auront mieux, qu'ils peuvent prétendre à une vie qui n'existe pas, qui n'est pas réelle. Tu leur mens. Tu n'es qu'un manipulateur. » Il avait envie de crier l'inverse, spontanément, de partir dans sa plaidoirie, et pourtant il lui lance un regard étrange, comme si encore une fois elle n'avait pas compris son but. « Non. J'adoucis leur quotidien. Un jour, ce que je leur promet existera. » Et il murmurait, tout bas, sans doute cela contribuât-il à donner plus de poids à ses paroles. Et avant qu'elle ne puisse retirer sa main, il l'attrape, écartant aussitôt la vague de gêne qu'il en ressentit, pour serrer ses doigts. Comment devait-il la convaincre, réellement ? Elle savait qu'au fond, il savait manipuler, creuser au fond des esprits pour trouver ce qui toucherait, émouvrait sa sœur. « Mais j'ai besoin de toi pour ça. J'ai besoin de te comprendre. »



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Lun 26 Sep - 1:18

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« Non. J'adoucis leur quotidien. Un jour, ce que je leur promet existera. » Tu as envie de hurler, de te débattre, de te défendre. Bien sûr que non, ça n'existera pas. Il a vécu dans une grotte, ou quoi ?! Tu es dans le groupe depuis toujours, depuis que tu es née, tu le connais par coeur. Non, jamais ça n'arrivera, et simplement parce que tu ne laisseras jamais cela arriver. Parce que tu ne t'adouciras jamais. Et il attrape tes doigts, tu veux t'enfuir, tu veux juste qu'il te laisse en paix, que ta vie redevienne ce qu'elle était, tu le veux vraiment. Mais tu te figes. Tu restes là, arrêtée, terrifiée, tétanisée par le frisson d'angoisse et d'inconnu qui grimpe le long de ta colonne, rampe dans ta moelle épinière. Oh Alecto, mais à quoi il joue ? « Mais j'ai besoin de toi pour ça. J'ai besoin de te comprendre. » Non, non. « Non. » Tu souffles, presque aussitôt, le repoussant ramenant tes doigts contre ta poitrine, le souffle un peu court, le corps tremblant. C'est ridicule, d'être aussi excessive dans tes réactions, tu le sais bien, mais c'est plus fort que toi, et dans ton geste brusque, Baal feule légèrement, ramenant sa tête contre toi, comme pour s'interposer. « Tu ne veux pas me comprendre, juste me manipuler. » Tu es méfiante, plus méfiante que tu ne devrais l'être, sans doute. Après tous, vous avez le même âge, vous bossez ensemble, vous vous voyez tous les jours, pourquoi se rendre la vie aussi imbuvable, Alecto ? Lui il veut sans doute juste faire ami-ami. Mais toi non. Toi tu ne peux pas. Parce qu'il y a quelque chose de pas clair, avec lui. Une impression étrange, de déjà-vu, incompréhensible.  « Je ne te laisserai pas faire, ce monde dont tu parles n'existera jamais. » Tu murmures, légèrement recroquevillée sur toi-même, blottie contre ton grand Arcanin. Tu sembles minuscule tout à coup, tu sembles si fragile, mais non. Non tu n'es pas fragile. « Je ne suis pas si naïve, Altaïr. » Tu articules avec soin son prénom, comme s'il était douloureux à prononcer, pour toi, tout aussi douloureux qu'il l'est à entendre, même si tu ne sais pas pourquoi et que tu ne veux définitivement pas savoir, par Arceus ! Et finalement, ton regard se fait plus dur, avec lui, pas question de laisser tomber tes murs, laisser tomber tes défenses. Tu sais comment fonctionnent les gens ici, peut-être qu'il essaye juste de t'éliminer pour faire monter quelqu'un sur le trône, à ses côtés, une nouvelle Reshiram, une qui serait plus légitime que le rôle dans lequel on t'a forgée ? Tu ne crois pas non. Mais peut-être que lui, oui. « Il n'y a que toi pour croire à tes propres mensonges. » Tu susurres, enfin. C'est cruel, pour quelqu'un comme lui. Tu en as parfaitement conscience et pourtant, les mots s'échappent de ta bouche, plus acides que le poison. Tu regretteras, peut-être. Un jour.


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Altaïr Spectrel
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Lun 26 Sep - 18:09

Réalité & Idéal



Alecto & Altaïr
Il avait besoin d'elle, il en était certain. Il avait besoin de savoir, de comprendre sa façon de penser, de voir les choses. Il se sentait comme... Aveugle, ou enfantin face à elle, incapable de comprendre ce qu'il voyait. Comme si sur ce monde fait de misère et de surveillance renforcée, il avait jeté un voile noir, qui le dégoûtait. Comment Arceus pouvait-elle se contenter d'un monde si... sale, infâme ? Était-ce sa vision d'un monde parfait ? Celui où elle devait contrôler ce monde jusque dans les chambres à coucher ? Il ne voyait pas trop l'intérêt. « Non. » Evidemment, il s'en doutait, elle refuse, il manque lâcher un petit sourire, il n'en attendait pas moins d'elle, qu'elle brise ses espérances. Elle était faite pour ça non ? Elle pourrait le guider, lui montrer, lui apprendre. Mais elle retire sa main, comme s'il la brûlait, lui faisait peur, et elle recule, tel un animal sauvage. Comme si au fond il lui était supérieur, à chercher à l'obtenir de la sorte, et il lui jette un regard étonné, alors que son Arcanin s'interposait comme s'il était dangereux. Oh, peut-être qu'au fond il l'était, mais il ne se considérait pas comme tel. Le meurtre de l'ancien Zekrom avait été nécessaire, travaillé, préparé, il n'était pas pour autant devenu un psychopathe qui allait taillader la gorge de la moindre personne. « Tu ne veux pas me comprendre, juste me manipuler. » Il eut envie de tendre la main vers elle, de lui plaquer sa vérité au visage, parce qu'il était sincère, plus qu'il ne l'avait été tout ce temps, alors il fallait qu'elle l'accepte, qu'ils s'unissent. Qu'il la comprenne, apprenne auprès d'elle. Mais s'il avait bougé un petit doigt, le chien de feu lui aurait balancé ses flammes dessus, et à côté de lui, Antarès hérissait son pelage, guère contente qu'on menace son maître. Altaïr dut la calmer d'une longue caresse, pour lui signifier que tout allait bien, qu'il n'avait pas peur, mais elle était prête à balancer la moindre décharge à Baal. « Je ne te laisserai pas faire, ce monde dont tu parles n'existera jamais. » Elle est bien trop méfiante, trop dure, ça lui fait faire une moue déçue, il était sans doute mignon. Et toutes les âmes du monde entier pouvaient lui répéter que ce dont il rêvait ne verrait jamais le jour, à ceux là il leur répondait de cette étincelle déterminée dans son regard. Malgré tout ce qu'elle pouvait lui dire. « Je ne suis pas si naïve, Altaïr. » Ou alors l'était-elle trop, de penser qu'il baisserait les armes si facilement ? Il eut un sourire moqueur, supérieure. Au fond ce rêve, c'est tout ce qu'il avait pour lui. Ses beaux mots, il les donnait aux autres, pour espérer les amadouer, les manipuler au fond, leur faire croire que c'était moins grave qu'il n'y paraissait, son corps, il était encore exempt de souillure, de gravure, oh ses mains certes tâchées de sang, mais combien ici s'étaient laissé abreuver du liquide pourpre ? Machinalement il jeta un oeil aux multiples caméras qui trônaient bien en vue le long du couloir dans lequel ils étaient plantés. Désert. Seule elle les voyait, sans doute. « Je suis venue pour toi ici. Pour nous deux. Alors je ne te laisserai pas filer si facilement... » Soeur ou pas, elle était Reshiram, elle était sa Réalité. Il n'en démordait pas, il avait récupéré cet acharnement de son père. De désirer quelque chose, jusqu'au bout, par tous les moyens, être têtu, sans quoi ni lui ni Alecto n'auraient vu le jour, sans quoi son rêve ne verrait jamais le jour. Et puis soudainement elle lui balance ça, comme une claque qu'il n'avait pas senti venir, ni même imaginée possible. « Il n'y a que toi pour croire à tes propres mensonges. » Il aurait pu rire, s'énerver. Faire comme si ça ne lui chantait guère, comme s'il s'en fichait, ou au contraire essayer de lui prouver qu'elle lui disait des bobards, qu'il avait déjà des tas de gens reliés à sa cause. Mais non, il se prit cette claque, parce que c'était la stricte vérité. Qu'ils étaient trois ou quatre tout au plus, à croire en lui, à cette vision d'Idéale. Alors il approche, il attrape son poignet, alors qu'Antarès provoquait l'Arcanin en feulant, oh il ne lui voulait pas de mal, c'était sa façon de s'imposer, d'appuyer ses dires. « C'est pour ça que j'ai besoin de toi. » Pour que ces mensonges deviennent Réalité. Il ne la voyait pas comme un simple objet qu'il délaissera quand il aura atteint son but non, elle était sa moitié, il avait besoin d'elle du début à la fin. « Pour forger ce monde à deux. »



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Alecto Spectrel
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Lun 26 Sep - 18:42

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« Je suis venue pour toi ici. Pour nous deux. Alors je ne te laisserai pas filer si facilement... » Tu clignes des yeux avant de débiter à nouveau, mais ça vient de résonner dans ta tête, non, ce n'est pas normal. Il ne devrait pas te connaître ? Il jette un œil aux caméras, c'est ici qu'il t'a vue ? Sur les écrans, sur les spots réservés au public ? Tu ne sais même pas ce qu'on dit de toi, comme un grand show que la populace s'amasse à regarder. Au moins, tu n'as jamais rien fait d'illégal, au moins tu es clean. Oui, c'est ce que tu es, alors qu'est-ce qu'il veut ? « C'est pour ça que j'ai besoin de toi. Pour forger ce monde à deux. » Non. Non ! Toi, tu n'as pas besoin de lui ! Tu n'as pas besoin de cet imposteur dans ta vie ! Tu n'as pas besoin de cette moitié gênante, inconnue, indomptable et pourtant il approche à nouveau, il frôle ta peau, attrape son poignet, et tu te tétanise à nouveau, comme si faire la morte pourrait le faire fuir. Mais à quoi il joue ? C'est si peu convenable de jouer à ça, enfin ! Tu ne veux pas qu'on te voit ainsi avec lui, tu ne veux pas qu'on te voit si proche de qui que ce soit, non, tu dois garder une image pure, droite, professionnelle. Tu n'as pas de côté sombre, Alecto, et tu ne veux pas qu'il le devienne. Tu ne veux pas qu'il te contamine. Alors, tu entrouvres la bouche, tu baisses les yeux, baisse le visage pour qu'on ne lise pas sur tes lèvres. La vérité, c'est que tu ne veux pas lui attirer des problèmes. « Tu parles comme un rebelle. » Tu murmures, tout bas, comme un secret, une accusation qui ne doit pas déferler, qui doit rester entre vous, alors que vos deux pokémons se jaugent, se cherchent, prêts à vous défendre l'un l'autre. Tu n'oses même plus l'observer dans les yeux, de peur qu'il voit la crainte, l'incertitude au fond de ton âme. Tu n'arrives pas à croire que ce qu'il dise puisse être vrai, qu'il puisse te balancer la vérité, et tu n'as même pas envie d'y croire, ce ne sont que de belles paroles, pour rien. Qu'est-ce qu'il voudrait ? Qu'est-ce qu'il cherche à faire ? Il veut révolutionner la justice ici, ou plutôt l'injustice ? Tu ne participeras pas à ça. « Si tu continues à déblatérer tes niaiseries, ils nous élimineront tous les deux. » Ton murmure se meurt, sur la fin, comme si tu manquais d'air. Mais cette fois tu relève légèrement les yeux, pour croiser les siens, tu sais que tu as raison. Si vous ne restez pas dans le rang, justice ou pas, légendaires ou pas, vous serez pointés comme des imposteurs. Tu sais comment ça marche ici, tu ne veux pas y rester, tu ne veux pas croupir en prison, ni au fond d'une ruelle sombre et humide. Tu as peur, au fond, tu aimes ta vie telle qu'elle est, avec toute son austérité et ton manque de relations sociales. Peu importe, c'est confortable, c'est sécurisé. « Ce n'est pas un jeu. » Se rentre-il vraiment ça dans la tête ? Tu n'as pas l'impression, non. Il papillonne, ça et là, diffuse ses idées pleines de bonnes intentions mais ça n'est pas possible, pas dans ce monde, et tu ne le laisseras pas changer, tu ne le laisseras pas te mettre en danger. Il ne peut pas débarquer et tout révolutionner. Oui, après réflexion, tu commences à te dire qu'il fait peut-être parti des rebelles, ceux que tu as l'habitude de juger un peu rapidement, parce que les histoires ne doivent pas contaminer la foule silencieuse et bien cadrée. Ces rebelles, ces exécutions auxquelles on t'a forcé à assister lorsque tu étais enfant, comme pour ancré dans ton esprit que c'est ce qui t'arrivera, si tu n'es pas sage.


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Altaïr Spectrel
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Lun 26 Sep - 22:25

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Alecto & Altaïr
Ses yeux trop passionnés semblent lui faire peur, la déstabiliser. Est-il vraiment le seul, le premier à parler ainsi, à vouloir tout changer comme ça ? Oh, si cela le mettait vraiment en danger sans doute que ça ferait longtemps qu'il serait en taule ou avec un trou dans la poitrine. Ca ferait longtemps qu'il aurait servi d'exemple, et après tout, il avait déjà commis un crime. Il n'était pas innocent. Et ça, elle pouvait le deviner aisément, ou pas en fait... Au fond, des preuves étaient sûrement facilement trouvables. Alors il continuait, à se brûler toujours plus proche, il serrait peut-être son poignet un peu fort, mais il avait besoin de s'éprouver à son contact, de la découvrir, de la comprendre. « Tu parles comme un rebelle. » Il frémit comme un électrochoc, lâche son poignet. Elle avait baissé la tête, le regard, pour lui murmurer ça, sans doute par peur que les caméras se braquent sur elle si on comprenait ce qu'elle disait. Et il la lâche mais il reste certes toujours proche, il cherche son regard, ses yeux clairs qu'elle refuse encore de lui montrer, et il avait tellement envie d'attraper son menton, de lui faire relever le nez, il y avait chez elle cette attirance inexplicable, sans doute cette énergie opposée qui bouillonnait chez elle. Mais toujours, il devait ne pas oublier que c'était sa soeur. Son sang, sa chair, que ce n'était pas moral. Peut-être qu'en fait, pour peu qu'on osait l'approcher, faisait-elle cette impression à tout le monde. Alors il recule, alors qu'elle continuait.  « Si tu continues à déblatérer tes niaiseries, ils nous élimineront tous les deux. » C'est donc de ça qu'elle a peur. « Raison de plus pour que tu m'aides... » murmure-t-il alors, un léger sourire aux lèvres. Parce que peu à peu il la piégeait dans son filet, peu à peu ils finiraient dans le même bateau, le même moule, les mêmes obligations. Pour ne pas moisir en prison, pour ne pas servir d'exemple mais de héros pour ce peuple miséreux qui n'avaient besoin que d'eux. Qu'ils donnent un premier coup. « Ce n'est pas un jeu. » A nouveau, il eut envie de rire. Elle était si mature, si droite, stricte. Rien n'aurait pu changer ce pourquoi elle existait, rendre la justice corrompue de ce monde, l'appliquer à ces sous gens qui ne la méritaient pas, s'il ne s'était pas interposé sur son chemin. Il la désirait si fort, il voulait la rendre malléable, se servir d'elle, oh, aussi innocemment que son Idéal le clamait, il la voulait à ses côtés, libérée de son moule de fille sage, parce qu'au fond c'est peut-être ça le jeu, essayer de se défaire des liens que la vie nous enchaîne tel des boulets à nos chevilles, ou mourir en essayant. « Peut-être que si. Tu veux donc rester dans ta vie monotone, à t'ennuyer des procès que tu donnes ? » Finalement elle avait relevé le menton, cherchait désormais à sonder son regard du sien, et il ne l'avait pas décroché. « Avec toi, je réussirai, ou je mourrai en essayant. » Il fallait que peu à peu il perce ses barrières, ses frontières déjà bien entamées, il était trop proche, et son Arcanin grognait, tenu tranquille par Antarès...



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Alecto Spectrel
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Lun 26 Sep - 23:01

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les Spectrel's
« Peut-être que si. Tu veux donc rester dans ta vie monotone, à t'ennuyer des procès que tu donnes ? Avec toi, je réussirai, ou je mourrai en essayant. » Tu gardes les ancrés dans les siens, comme s'il te maintenait en vie, tu ne saurais pas expliquer comment mais depuis que tu as posé tes yeux là, tout prêt des siens, tu ne sais plus comment faire pour t'en défaire, justement. Mourir en essayant. Voilà qui n'annonçait rien de bon. Tu le voyais, cette motivation sans faille dans ses yeux, cette motivation qui semblait ne pas finir. Ne pas pouvoir se laisser balayer. Ça finirait par avoir raison de lui, en avait-il conscience ? En avait-il seulement conscience ? Non, tu pensais qu'il n'en savait rien. Et il était si proche, vous étaiez si proches que tu pouvais presque goûter sa respiration, et les grognements mécontents de Baal, tu ne les entendais même plus. Tu aurais très bien pu t'y perdre. Tu aurais très bien pu avancer, encore un peu, juste pour savoir ce que ça faisait, ce dont tu t'étais privée durant ces vingt-trois années. Tu voulais rêver d'idéal, juste un instant. Sauf que non. Non, ça ne marchait pas comme ça, et lorsque tu remarquas enfin que ton regard s'était accroché à ses lèvres, tu préféras finalement fermer les yeux. « Tu vas nous tuer, tous les deux. » Tu eus un léger mouvement de recul avant de chercher à nouveau le contact visuel. Tu répétais, comme pour lui souligner que c'était vous deux qu'il condamnait, sur sa propre décision. « Je ne suis pas prête pour ça. » Tu gagnais du temps, sans doute, décidée à repousser l'éventualité, cette fois, et pour toujours dès que tu le pourrais, sauf que voilà, vous restiez proches, trop proches et le regard des caméras devenait étrangement lourd tout à coup. « Tu ne peux pas débarquer dans ma vie et chercher à tout chambouler comme ça. » Ton ton se fait un peu plus sûr, un peu plus certaine de ce que tu cherches à dire, un peu moins troublée, et tu recules, brusquement. Dans le mouvement, Baal est surpris et maladroit comme il est, il bouge trop vite, tu te retrouves bien vite par terre et tu soupires. Par Arceus ! Heureusement qu'il n'y a pas personne d'autre dans le couloir, l'Arcanin lâche un léger gémissement désolé en t'aidant à te relever. Et finalement, tu lances un regard désolé à ton opposé, tournant les talons pour t'éloigner dans le couloir, tu ne veux pas qu'il te suive, tu ne veux pas qu'il insiste, tu était si proche de céder...


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Altaïr Spectrel
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Mar 27 Sep - 9:29

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Alecto & Altaïr
Plus rien n'existait autour d'eux. Il n'avait pas prévu ça, dans son équation de monde Idéal. Il n'avait pas prévu que sa sœur, son opposée, puisse opérer un tel charme sur lui. Et elle était belle, foutrement elle, oh ce n'était pas la première fois qu'il observait la beauté des femmes, mais ç'avait toujours été de loin, sans plus d'arrières pensées. Et sans doute qu'il n'aurait pas hésité, si ça pouvait la faire céder un peu plus, au diable les caméras et les conventions mais... C'était sa sœur, merde. Et elle pouvait si facilement le deviner, le comprendre. Il suffirait qu'elle voit son nom, son âge et son jour de naissance, il suffirait de si peu pour qu'il allume la mèche. Et elle non plus ne bougeait plus, à se débattre de cette torpeur dans laquelle ils s'emprisonnaient tous les deux, et peut-être qu'il avait commencé à lever les doigts, pour les lover dans ses cheveux, mais elle se recula brusquement, et bien vite son bras retomba. « Tu vas nous tuer, tous les deux. »  Ça sonnait presque comme une promesse, ce n'était pourtant pas son but. Son but, elle le devinait bien, c'était de les élever au dessus de ça, tous les deux, rien que ça et... « Je ne suis pas prête pour ça. » Il se fige, ayant soudain un doute sur le sens de tout ça. Non non, il fallait comprendre par là qu'elle n'était prête à tout changer si vite. Elle avait fermé les yeux, elle semblait si proche de céder, s'il lui suffisait d'attendre alors il avait déjà fait un gros du chemin, la lumière était toute proche, il avait juste à tendre la main. « Tu ne peux pas débarquer dans ma vie et chercher à tout chambouler comme ça. » Oh si. Il était non seulement son frère, mais aussi son Idéal. Il eut un sourire amusé, il ouvrit la bouche, et voilà qu'elle se cassait la figure devant lui, elle avait encore voulu reculer. Il cligna des yeux, alors qu'il l'observait se redresser à l'aide de son grand chien de feu désolé, toute gênée elle était mignonne en vrai, il n'avait même pas eu le temps de penser à l'aider que déjà elle tournait les talons, battait en retraite, le fuyait, et il l'observe s'éloigner de quelques pas. Ca aurait pu en rester là, ça aurait juste pu être remis à plus tard, à charge de revanche il l'aurait harcelé, et il ne sait pas ce qui lui prit. Une impulsion, une envie, il en avait sans doute assez de tout remette à plus tard, faire ses plans de manière à ce que tout arrive tardivement, alors il s'élança, attrapa son poignet, et l'instant d'après elle était dans ses bras, le temps se suspendait. Pour le coup, Antarès comme Baal feulaient, du genre jalouse, voire à deux doigts de griffer Alecto mais il n'en avait cure. « Je t'attendrai, Alecto. Tout le temps qu'il faudra. Mais un jour on refera le monde à deux... » Il avait murmuré ça dans ses cheveux, indescriptible, imperceptible par les caméras, qui voyaient juste sans doute deux jeunes gens, deux amants se dessiner, se préciser, bien ce que ça ne soit vraiment le but. Ça n'était pas dans ses plans, qu'elle le trouble autant. Mais ce goût du mystère, de l'imprévu, il flottait sur ses lèvres qui s'étiraient d'un léger sourire...



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Alecto Spectrel
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Mar 27 Sep - 13:02

Idéal & Réalité




les Spectrel's
Dès qu'il approche, tu l'entends, tu devrais accélérer, t'enfuir le plus loin possible, mettre un mur entre lui et toi, l'empêcher de remplir ton esprit de toutes ces bêtises, oui. Mais tu ralentis, tu ralentis et tu le laisse te prendre dans ses bras, sans ciller, figée. Comme si tu l'avais provoqué et que tu récoltais ce que t'avais semé. Les choses se passent si vite, te voilà bloquée contre lui, respirant son parfum comme si c'était la seule chose qui te reliait à la vie, et pendant une seconde tu te demandes s'il ne cherche pas tout simplement à faire ça, à devenir une drogue, pour toi, à se rendre indispensable. « Je t'attendrai, Alecto. » Tu n'écoutes même pas la suite, tu fermes les yeux, bloque ton esprit, si tu n'avais pas tremblé comme une feuille, si tu n'avais pas été à deux doigts de craquer tu lui aurais certainement rit au nez. Il n'avait pas l'air de vouloir attendre. Mais il voulait quoi ? Te faire déchoir ? Que tu te retrouve au sud, sans métier, sans pokémon, sans toit, sans lui ? C'est ce qui allait arriver, s'il continuait ainsi. Tu n'étais pas idiote, tu étais si sage Alecto, un comportement aussi suspect, chez toi, on finirait bien par le remarquer. Et tout cela n'était pas juste dû à l'homme, mais aussi à ses idées. Tu ne voulais pas y participer, tu n'y croyais pas, tu n'avais aucune envie de surpasser ceux qui t'avaient élevés. Peut-être juste parce qu'au fond, ta place t'allait. Oui, tu étais susceptible de te faire assassiner à n'importe quel moment - et tu étais plutôt méfiante - mais c'était sécurisé. Tu décidais de la vie de certains individus, oui, mais tu n'avais pas à garder calme une population en doute, tu n'avais pas à prendre de décisions trop compliquées pour toi. C'était noir ou blanc, mais lui semblait voir des arcs-en ciel à tous les étages. Tu savais pas vraiment ce que c'était, sa drogue, mais honnêtement tu ne l'enviais pas. Il finirait par tomber de haut en comprenant que rien de tout cela n'était possible. Ni maintenant, ni jamais. Et même s'il t'attirait, que tu te sentais proche de lui alors que tu ne cherchais qu'à le fuir, encore et encore, quelque chose te bloquait. Peut-être que tout au fond de toi, tu savais. Peut-être que tu avais aperçus son prénom, que tu ne l'avais pas calculé mais que ton cerveau l'avait enregistré, peut-être que c'était cela qui créait des alertes dans ton esprit, encore et encore, qui te disait de ne pas céder, sous aucun prétexte. Tu sentais Baal, dans ton dos, méfiant et jaloux, inquiet aussi, prêt à planter ses crocs de feu dans la gorge de ce quasi-inconnu, mais il y avait aussi sa Luxray qui, il fallait l'avouer, te foutait un peu la trouille. « Laisse moi partir... » Tu supplias, relevant légèrement la tête pour chercher à capter ses yeux, oh, nul doute que s'il t'avait laissée partir à cet instant, tu te serais arrangée pour ne plus jamais avoir à faire à lui. Ou peut-être pas. Il t'intriguait, pourquoi toi ? Pourquoi est-ce qu'il s'acharnait à obtenir cela de toi, tout en sachant que ce n'était même pas écrit dans ton être, que tu n'étais même pas prévue pour ça ? « Tu te trompe de personne. » Ça, c'était déjà plus dur. Tu faisais mine de ne pas être réceptive mais tu ne faisais pas vraiment illusion, quand bien même les idées te rebutaient, il y avait quelque chose chez lui qui t'aurais poussé à dire amen à toutes ses propositions, si tu avais été un peu plus docile, un peu moins fuyarde. « Tu ne peux pas m'avoir, tu ne peux pas me dompter. » Cette fois c'était dit avec un sourire un peu plus vif, tu sais que tu pourrais lui échapper, qu'il te suffisait de le repousser, maintenant, et peu importe si sa Luxray décidait tout à coup de te défigurer, ça t'était égal. Et pourtant, même si tu remontais les paumes de tes mains contre son torse, tu ne cherchas pas à le repousser, pas tout de suite, inconsciemment tu t'imprégnais de son étrange parfum. Un parfum de liberté, d'aventure.


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Altaïr Spectrel
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Mar 11 Oct - 10:20

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Alecto & Altaïr
Il l'avait attirée contre lui, et le temps s'était suspendu, alors qu'ils se figeaient tous deux, elle de surprise sans aucun doute, et aussi parce qu'elle n'avait pas l'habitude d'être touchée, d'être câlinée, il devait peut-être s'en douter. Qu'il débarquait dans sa vie comme un ouragan, renversait ses bases, pour tout reconstruire. Qu'elle s'appuie sur lui pour tout refaire, pour qu'elle élève avec lui ce monde nouveau, qu'il lui soit irremplaçable. Et il l'enlaçait comme s'il voulait la marquer, oh pas si fortement, mais il était ferme, et il ne bougeait plus, il laisser son parfum s'imprimer sur les vêtements de la rouquine, qui ne disait rien, tétanisée. Et Altaïr soupire doucement, il sentait qu'elle n'était pas prête, que ce n'était pas pour tout de suite. Oh, sans nul doute qu'il mettrait encore des mois et des années à obtenir ce qu'il voulait, mais un changement, un déclic s'opérait peu à peu, il voulait y croire. Alors il la convaincrait, il la ferait plier par ses mots, ses rêves et ses envies, il le fallait. « Laisse moi partir... » elle supplie, mal à l'aise, elle n'ose toujours pas bouger, comme si forcer le passage la brûlerait, la marquerait un peu plus. Et il baisse les yeux vers elle, il écarte doucement, légèrement ses bras qui l'emprisonnent, cherchant son regard noisette qui cherche à donner du poids à sa demande. Sauf que ça a l'effet inverse. Sa main se loge sur les hanches d'Alecto, pour la retenir encore un peu, pour se perdre un peu plus dans ses yeux sublimes, se perdre tout entier en elle, il devrait fermer les yeux n'est-ce pas ? Il devrait s'écarter, c'est tellement plus sage, plus normal. Mais ce n'est qu'un câlin fraternel, non, même si elle l'ignore, même si... « Tu te trompe de personne. » Quoi ? Il lui jette un regard étonné, sincèrement, en quoi ce ne serait pas elle ? Il n'y a pas dix mille Alecto Spectrel qui ressemblent à sa mère, qui soit l'incarnation de Reshiram, ici. Et cette Alecto, il la voulait, de corps et d'esprit, il en ferait sa quête, s'y perdrait s'il le faut, mais il la fallait, la voulait à ses côtés. A cet instant il en avait comme le besoin.

Mais elle refusait, elle fuyait, ne lui facilitait pas la tâche. Peut-être qu'il pensait que ça serait simple. Qu'il aurait suffi de dire « je suis ton frère » pour qu'elle le suive gentiment au bout du monde. Oui mais tant de temps, trop de temps avait déjà passé, et à cet instant où il la serrait contre lui, il sentait qu'il avait laissé passer sa chance de le lui dire. Parce qu'il sentait que s'il le faisait, elle fuirait pour de bon, et ses beaux rêves s'évaporeraient avec elle. Il resterait le Zekrom chargé de défendre tous ces hors-la-loi et pauvres gens qui avaient osé dépasser le couvre-feu par nécessité. Voler, tuer pour survivre était une réalité dont il ne voulait pas, une réalité qu’il défendait. Il n'aura jamais son monde. « Tu ne peux pas m'avoir, tu ne peux pas me dompter. » Il manque rire un peu. Ou sourire. Dans les deux cas, ça le ferait un peu passer pour un pervers ou que sait-il encore... Alors il reste sérieux, braque ses yeux sombres sur elle, la faisant sans doute se figer un peu plus. « Même si je suis déterminé, plus que tout ? » lâche-t-il, espérant la faire tanguer, se fissurer, après tout c’avait été pareil pour leur père. Il avait dû se battre pour avoir le droit de dormir auprès de sa femme, sans quoi rien de tout ce qui se passait actuellement n’aurait eu lieu, le futur était tout autre, et son futur, son idéal se déroulait sous ses yeux comme un chemin clair. Elle était encore immobile, il n’avait pas souvenir qu’elle eut posé ses mains sur son torse pour commencer à le repousser. Mais elle était prisonnière, n’est-ce pas ? Même si elle fuyait, il savait qu’il resterait gravé dans son esprit. Mais il lui fallait trop de temps, trop de coups en avance. Ça allait sans doute le miner, tout ça. Il l’observe et soupire, avant d’aller embrasser son front, faisant grogner Antarès, dont le poil se hérissa, excitant le grand chien qui gronda en réponse. Et l’instant d’après il la libérait enfin, fourrait ses doigts dans la fourrure bleuté de sa Luxray qui ronronnait, rassurée…



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Alecto Spectrel
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Mar 18 Oct - 20:07

Idéal & Réalité




les Spectrel's
Ton esprit fait un blackout. Clairement. Pourquoi il fait ça ?! Ça résonne dans ta tête, comme s'il venait de te maudire, d'un simple baiser contre ta peau brûlante. Tu voudrais le repousser, lui hurler d'arrêter, de ne plus jamais te toucher mais tes mains tremblent et lorsque tu ouvres les lèvres pour parler, pour l'insulter, peut-être, alors tes lèvres tremblent vaguement mais aucun son ne sort de ta bouche.
Et c'est tout.

C'est inhumain. C'est monstrueux. Pourquoi veut-il absolument s'approcher de toi ? Toi tu as la sensation que si on t'approche de trop près, si on essaye de rallumer le brasier qui sommeille au fond de ton être, alors tu te consumeras. Et fin de l'histoire. Plus d'Alecto, au mieux un petit tas de cendre. C'était une drôle d'histoire, en réalité, et cet acharnement presque malsain qu'il avait à t'approcher, toujours d'un peu plus près, comme s'il pouvait obtenir quelque chose, au final. Il testait sans doute tes limites. Le problème c'est que tes limites étaient justement très proches de toi, et qu'il les piétinait avec entrain depuis un bon quart d'heure. Et toi, qui restait là, sans rien dire alors que Baal grognait après l'homme, puis après sa Luxray, ne sachant plus si tu étais en danger ou pas étant donné que tu ne te donnais même plus la peine de réagir. Non, ton cerveau avait juste cessé de fonctionner, il s'était déconnecté. Et bizarrement, ta logique reprit le dessus sur la moindre émotion, et l'instant d'après ton regard était devenu plus glacial que l'haleine de Kyurem. Raisonner pour surtout ne pas ressentir. Tu te redressas sur toute ta hauteur, passant tes doigts contre le flanc de l'Arcanin pour le calmer. Tu aurais pu souffler une phrase sévère pour qu'il arrête, mais il ne le méritait pas. Pas lui. Pas ton plus fidèle allié. Non. C'était contre l'homme que tu devais te retourner. Contre Altaïr.

« Ne me touches plus jamais. » Ta bouche parvint enfin à échapper quelques mots, plus tranchant que n'importe quel pokémon acier. Tu n'avais plus peur de le regarder dans les yeux, les tiens vidés de toute humanité. De quel droit faisait-il cela ? Non, il n'en était pas question. Il n'avait pas le droit de s'imposer ainsi, de t'approcher ainsi. Surtout pas. Ni maintenant, ni jamais. Et doucement la colère se faisait ressentir, mais la colère, les pulsions primaires ce n'était pas ton truc. Toi, tu devais contrôler, contrôler pour ne pas céder à la panique, pas céder à l'implosion. Tu fis un pas en arrière, sans le quitter des yeux, sans rompre ce contact glacial, cet abîme que tu venais de créer entre vous deux, comme une faille immense qu'il ne pourrait jamais vaincre, tu t'en assurerai. « Ne t'avises plus jamais de m'adresser la parole. » Tu ajoutes et tu ne devrais pas, le léger tremblement dans ta voix ne trahit que trop bien la colère immense qui fait bouillonner ton sang. Tu détournes le regard et commence à partir, trahissant cette fois à merveille ton début de perte de contrôle. Alors il te faut fuir, fuir avant d'être ridicule, fuir avant de perdre ta prestance. Qu'il soit motivé ou non, jamais il n'obtiendra quoi que ce soit de toi. Il ne pourra pas. Tes barrières sont totalement infranchissables.
N'est-ce pas ?


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